Archive pour la Catégorie 'Cinema'

LE RETOUR DE TRAN ANH HUNG…

L’article d’Olivier Delcroix pour Le Figaro :

bc00915c762f11e09cfc910e8f70969e.jpg

Kenichi Matsuyama incarne Toru Watanabé, l’un des membres du trio amoureux de La Ballade de l’impossible. Un film singulier et magique à la mise en scène délicate et maîtrisée.

Tran Anh Hung, cinéaste de L’Odeur de la papaye verte, réalise La Ballade de l’impossible, la première adaptation au cinéma d’un roman de Haruki Murakami. 

Il avait disparu depuis onze ans. Tran Anh Hung, réalisateur de L’Odeur de la papaye verte (caméra d’or à Cannes en 1993) ou de Cyclo (lion d’or à Venise en 1995) revient de loin. Français d’origine vietnamienne, il signe, à 49 ans, une délicate et fidèle adaptation du best-seller de Murakami La Ballade de l’impossible. Sorti en décembre au Japon et dans plusieurs pays européens, le film a reçu un accueil enthousiaste. Le discret et trop rare cinéaste (auteur de quatre films en vingt ans !) explique sans fard les raisons d’une aussi longue absence. Cela valait la peine d’attendre. Sa Ballade de l’impossible a la même rigueur et la même poésie qu’In the Mood for Love

LE FIGARO. – Qu’est-ce qui vous a poussé à adapter La Ballade de l’impossibl e?

TRAN ANH HUNG. - C’est simple. Ce livre m’a profondément touché. Je me souviens de l’avoir lu en 1994, à Paris. À l’époque, je lisais toute la littérature japonaise traduite en français. Quand j’ai découvert La Ballade de l’impossible, j’ai entretenu avec le roman de Murakami une relation très intime.

Pourquoi s’est-il écoulé autant de temps avant que vous ne l’adaptiez?

J’ignorais que Murakami lui-même ne souhaitait pas qu’on adapte ses romans ! Et puis, il y a cinq ans, tout s’est débloqué. C’est ainsi que j’ai rencontré Haruki Murakami.

Comment s’est déroulée la rencontre?

Une douzaine de personnes de la production m’ont littéralement «préparé» à cette rencontre. À la japonaise. Mais lui ne m’a posé que deux questions: quel est le budget du film? Pourrait-il relire le scénario ? Un an plus tard, je lui ai envoyé mon scénario. Il me l’a renvoyé griffé de notes très généreuses. Ensuite, il m’a dit: «Fais ce que tu veux.»

Comme dans vos précédents films, chacun de vos plans semble réfléchi, presque d’une manière picturale. Est-ce conscient?

Non, il n’y a chez moi aucune part de calcul. Mon travail sur l’image est purement intuitif. C’est souvent à force de discussion que l’on arrive au bon mouvement de caméra. Il s’agit d’une gymnastique intérieure de ma part. Je ne commence à tourner que si je sens parfaitement le rythme musical de la scène. Mais il y a des jours où je pleure quand rien ne fonc­tionne ! J’appelle mon chef opérateur et je pleure sur son épaule, jusqu’à ce que les choses s’éclaircissent dans ma tête.

Comment avez-vous pu intégrer dans le film la chanson des Beatles Norvegian Wood?

C’est un petit miracle. Nous ne pensions pas obtenir l’autorisation de l’utiliser. J’ai mis la chanson sur une scène de film pour voir ce que cela donnerait. Les producteurs ont adoré et ils se sont battus pour avoir les droits. La chanson résume parfaitement l’atmosphère nostalgique et mélancolique du film.

Pourquoi avez-vous disparu si longtemps?

Mon dernier film, À la verticale de l’été, est sorti en 2000. Cela fait onze ans déjà. Ces choses-là sont bizarres. Je ne suis pas un cinéaste commercial. Tous mes projets sont tombés à l’eau…

Comment l’avez-vous vécu?

Pas bien. Comme disent les vieilles personnes: «Oh ! Je fais aller.»

Des projets?

Pour la première fois, je m’attelle à un film français. On verra bien si cela aboutit…

L’accueil chaleureux réservé à La Ballade de l’impossible à l’étranger vous a-t-il rassuré?

Non ! (Rires) Je suis un inquiet, mais cette inquiétude est positive. J’en ai besoin pour avancer.

CRITIQUE VIDÉO – Une romance envoûtante :

Image de prévisualisation YouTube

Un merci à Chinois made in France

http://www.lefigaro.fr/cinema/2011/05/04/03002-20110504ARTFIG00414-l-amour-en-fuite.php

04/05/11

SUMMER WARS EN COMPETITION A ANNECY…

« Au secours, les avatars reviennent !
Dès aujourd’hui en salle avec Summer
Wars, un film comparable à un millefeuille,
alternant avec virtuosité les
scènes de chronique campagnarde et
de récit d’anticipation. Ce long métrage
d’animation japonais, réalisé par Mamoru
Hosoda, s’ouvre sur les images
chatoyantes d’une plate-forme communautaire,
OZ, qui ressemblerait à la
fusion monstrueuse de Facebook,
MSN, Google et PayPal. Les comptes
des internautes du monde entier y sont
tenus dans une ambiance policée confinant
au bonheur. C’est évidemment
un leurre.  »

« L’action de Summer Wars se passe en
réalité à la campagne, au coeur d’une
famille réunie pour fêter l’anniversaire
de l’aïeule. Et si les plus jeunes quittent
le tatami du repas qui s’éternise, ce
n’est pas qu’ils s’ennuient : c’est qu’un
pirate informatique vient d’infiltrer la
plate-forme communautaire, au point
de provoquer, dans le monde réel,
pannes d’électricité à répétition, embouteillages
monstres et un risque de tsunami… »

« MAMORU HOSODA
Réalisateur de Summer Wars.

D’où vient votre goût des contrastes?
J’aime confronter des choses qui, à première
vue, semblent incompatibles : les
capacités de l’une peuvent faire apparaître
les qualités d’une autre.

Vous n’avez pas cédé à la 3D ?
Moi qui ai étudié la peinture à l’huile à
l’université, je reste convaincu que l’animation
dite traditionnelle n’a pas encore
été pleinement explorée.

Qu’attendez-vous de votre
présence au festival d’Annecy ?
Je suis très fier de voir mon film en
compétition dans un festival aussi prestigieux
et qui a une vraie tradition. Mais
c’est aussi un test grandeur nature.
Summer Wars est un film techno qui met
la famille au centre de son intrigue. Si
je vois qu’on l’apprécie, sans distinction
de genre ou même d’âge, j’aurai réussi
mon pari. »

 Source : article « La guerre des mondes virtuels a commencé » de Stéphane Leblanc pour le quotidien 20 minutes.

 09/06/10

PALME D’OR 2010 A CANNES POUR LA THAILANDE…

 

« Le cinéaste thaïlandais Apichatpong Weerasethakul, qui avait décroché sur la Croisette le Prix du Jury pour « Tropical Malady » en 2004, a obtenu dimanche avec son dernier film, « Oncle Boonmee, celui qui se souvient de ses vies antérieures », la récompense suprême, la Palme d’or du 63e Festival de Cannes. »

« Oncle Boonmee », un long-métrage surnaturel, raconte l’histoire d’un vieil homme malade qui s’est retiré auprès des siens à la campagne. Hanté par les fantômes de sa femme décédée et de son fils disparu, il entame une traversée de la jungle jusqu’au lieu de naissance de sa première vie. »

« C’est surréaliste de me retrouver ici (…) C’est un moment important pour l’histoire du cinéma thaïlandais, c’est une grande première », a déclaré Apichatpong Weerasethakul en recevant sa récompense. « Je voudrais vous remercier tous de m’avoir donné la possibilité de partager avec vous le monde qui est le mien », a-t-il ajouté, saluant ses parents pour lui avoir fait découvrir le cinéma voici 30 ans dans une petite salle de quartier.

Le président du jury, le réalisateur américain Tim Burton, et ses huit jurés, parmi lesquels les acteurs Benicio Del Toro et Kate Beckinsale, ainsi que le cinéaste indien Shekhar Kapur, ont principalement mis à l’honneur le cinéma européen et asiatique.  »

 …

  »Le Prix du scénario est allé au Sud-Coréen Lee Chang-dong pour « Poetry », qui évoque l’itinéraire d’une grand-mère tentant de remettre son fils sur le droit chemin et se découvrant une passion pour la poésie. »

Source

23/05/10




jean's blog |
Agrocarburants, un réel inv... |
Un pékin dans la ville |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Salles la Source - le lien -
| découvrir la nouvelle
| des sujets et des opinions